YES...
Ligue des Champions: le Barça terrasse le Bayern Munich


Ce sont des
polémiques éternelles condamnées à empoisonner l'Histoire
contemporaine.
L'action de la police en marge du sommet de l'OTAN a soulevé
des controverses à Strasbourg comme elle l'avait fait auparavant à
Londres pour le G20 et plus encore à Gênes pour la réunion d'un G8
qui avait dramatiquement dégénéré. Les victimes des exactions
barbares des bandes anarchistes ne peuvent évidemment accepter
l'excuse de la fatalité.
A quoi bon, en effet, prétendre qu'un dispositif était
irréprochable quand le résultat carbonisé de 45 minutes de folie
destructrice résume de toute façon des insuffisances
manifestes ? L'infaillibilité supposée des forces de l'ordre
est un mythe qui ne résiste pas à la tension inévitable créée par
ces grands rendez-vous planétaires où les puissants du monde entier
sont rassemblés dans un même lieu et dans un temps très
court.
Faire le procès, en termes politiques, de cet état de fait ne
résoudra pas davantage ce problème répétitif. Les démocraties
seront toujours vulnérables face aux manifestations violentes qui
débordent forcément le cadre des libertés publiques. A moins de
transformer une ville en forteresse assiégée ou en capitale morte
et de décréter le couvre-feu pour éviter tout incident, un sommet
organisé en milieu urbain offrira toujours des failles à des
adversaires déterminés à casser.
Faut-il pour autant se résigner à payer le prix fort pour
accueillir ces grands événements ? Certes non. Des quartiers
défavorisés ne sauraient passer en pertes et profits pour qu'on
puisse livrer au monde les images de sourires radieux comme autant
de gages de solidarité entre les nations et entre les peuples face
à la crise.
La casse à Strasbourg, en revanche, doit faire
réfléchir les grands dirigeants de ce monde sur la localisation de
leurs rassemblements. Sans doute nécessaires, ces symboles ne
sauraient durablement catalyser la convergence des haines et de la
violence. Les impératifs de sécurité invitent à des mises en scène
moins spectaculaires, hélas, mais plus sages, plus prudentes et
moins coûteuses... L'initiative de Silvio Berlusconi qui a
prévu d'organiser le prochain G8 sur un bateau en Méditerranée est
assurément plus raisonnable. Si le Premier ministre italien, homme
de spectacle s'il en est, a choisi un théâtre aussi protégé, c'est
qu'il y a vraiment péril en la demeure. Une fois n'est pas coutume,
Il Cavaliere montre un exemple à suivre.
Ma note : 

/5
L'histoire : Quand la police de l'Ohio arrête l'auteur présumé de quatre viols de jeunes femmes, elle croit tenir un cas facile: les victimes reconnaissent formellement le coupable, et il possède chez lui la totalité de ce qui leur a été volé. Pourtant, il nie farouchement. Ou bien il reconnaît les vols mais pas les viols. Son comportement étrange amène ses avocats commis d'office à demander une expertise psychiatrique. Et c'est ainsi que tout commence ...On découvre que William Stanley Milligan possède ce que l'on appelle une personnalité multiple, affection psychologique très rare, qui fait de lui un être littéralement "éclaté" en plusieurs personnes différentes qui tour à tour habitent le corps de Billy. Il y a Arthur, un Anglais de Londres, raffiné, cultivé, plutôt méprisant, et puis aussi Ragen, un Yougoslave brutal et d'une force prodigieuse, expert en armes à feu. En tout vingt-quatre personnalités d'âge, de caractère, et même de traits physiques absolument différents. Il y a même des femmes, Christine, un bébé de trois ans et Adalana 19 ans, une lesbienne.
Enchaînement de l'histoire : Daniel Keyes s'est attaché a raconter, sans jamais émettre de jugement personnel, la vie de Billy Milligan. Son histoire fit grand bruit dans les années 70 car ce fût l'un des premiers hommes à être acquitté dans une affaire criminelle, du fait qu'il n’était pas responsable pénalement de ses actes.
Cette maladie psychologique apparaît en général au moment où le cerveau refuse de rester connecté avec la réalité. Tout comme un fusible proche de la rupture, il saute. Il n'est plus capable de supporter les situations de stress. Et, pour ce qui est du stress, Billy Milligan en a connu de multiples. Suicide de son père, violences verbales de sa mère, violences physiques, psychologiques et viols répétitifs de son beau père. Billy a réussi à ne pas devenir fou en se fragmentant et en laissant la place à une partie de lui-même plus apte à absorber ces moments difficiles. Ce qui m'a marqué, c'est l'exploit réalisé par l'auteur, (c'est ainsi qu'il se nomme dans le livre), pour gagner la confiance de Milligan et reconstruire pas à pas toute une vie brisée pour la livrer au public. Il en a fait un roman, unique et inclassable.
La rencontre avec l’intimité de
Billy se passe en trois étapes
:
Dans la
première partie, le lecteur est plongé au
cœur d’un roman policier. On assiste à l'arrestation de
Billy Milligan qui ne comprend pas du tout ce qu'on lui reproche.
Il clame à grands cris son innocence, mais des preuves accablantes
sont retrouvées chez lui et les victimes de viols le reconnaisse
sans aucune hésitation. La comparaison avec le polar s'arrêtera là
car Les 1001 vies de Billy
Milligan n'est pas vraiment un roman policier. C'est
lors de différents entretiens avec leur client que les deux avocats
de Billy observent que le comportement de ce dernier est instable
et irrationnel. D’inquiétants changements dans son attitude
les invite à demander l’intervention d’experts en vue
d’une évaluation psychologique.
Dans la
deuxième, Billy accepte de rencontrer un écrivain intéressé par
son histoire. C’est Daniel Keyes himself présenté à la
troisième personne, il est « l’écrivain
». L’écrivain vient avec sa caméra et tour à tour, les
personnages prennent la parole racontant avec force
d’anecdotes, leur vécu et leur passage sous "Le projecteur"
qui les mène vers la conscience éveillée. Comme dans un jeu vidéo,
chaque "habitant" prend le projecteur et fait bouger, parler et
agir le corps de Billy. L'habitant qui prend la suite n'a aucune
idée de ce qu'à fait le précédent. Imaginez sur quelle genre de
situation cela peut déboucher !
Dans la
troisième, nous suivons plusieurs tentatives de fusion des 24
personnalités. Elles sont de sexe, d'âge et de caractère
différents. Il est frappant de voir avec quelle pugnacité Billy ne
cesse de tenter de se reconstruire et fusionner toutes ses
personnalités. Chaque avancée est fragile et la fusion ne tient pas
toujours, mais Billy Milligan a l'optimisme chevillé au corps :
malgré l'hostilité flagrante de la presse, du public et d'une
partie du personnel soignant ce dernier réussit à
chaque coup à se
relever.
Nationalité: Americaine
Biographie :
La guerre urbaine à Strasbourg...une ville bloquée, paralysée, des hôtels réquisitionnés pour loger toutes les délégations (800 personnes rien que pour les states) et 25 000 forces de l'ordre pour assurer la sécurité, accompagnés d'hélicoptères, de véhicules anti émeute (en flot non stop jeudi soir à l'entrée de Strasbourg), et tout ça pour : la nomination d'un secrétaire général de l'OTAN et une volonté d'intervenir un peu plus en Afghanistan...mais je vous rassure tout ce beau monde a bien mangé, les chefs d'Etat, ces dames avec tapis rouges de rigueur et beaux discours autour des 60 ans de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord...ça va changer la vision du monde, un monde plus sûr, plus humain, même constat que le G20 et la fameuse liste grise et noire des paradis fiscaux...pourquoi pas, mais sachez que ce WE Franco allemand n'est pas gratuit pour nous contribuables et en ces temps de soit disante crise, je n'ose même pas estimer le coût réel d'un tel sommet (hébergement des hommes d'Etat, des forces de l'ordre, des repas, des déplacements)... à vos portes monnaies
Archive "Bullets"
Groupe à géométrie variable et orientations musicales
éclectiques, Archive est une valeur sûre de la scène anglaise
depuis leur premier et inoubliable album, /Londinium/ (1996). Ils
ont réussi à créer, et, mieux encore, imposer ce que l’on
pourrait appeler la griffe d’Archive, dissimulée dans un gant
de velours… Ce, malgré quelques hauts et beaucoup de bas dus
à leur instabilité notable. Et en particulier du point de vue du
chant, successivement tenu par Roya Arab (qui a placé la barre très
haut, malheureusement pour les suivants), Suzanne Wooder, Craig
Walker, Pollard Berrier, Dave Pen...
Sur ce nouvel album, Darius Keeler et Danny Griffiths, les deux
piliers du groupe, ont décidé de confirmer ce qu’ils avaient
en tête depuis déjà un certain temps : faire tout simplement appel
à plusieurs chanteurs. Ainsi, chaque morceau de /Controlling
Crowds/ bénéficie de la meilleure voix qui pourrait lui incomber.
Maria Q fait s’envoler /« //Whore// »/, Pollard Berrier
(désormais membre de Bauchklang) habite le premier /single/ «
/Bullets// »/ tandis que Dave Pen (membre d’une des bonnes
nouvelles du début 2009, BirPen) nous transporte avec /« //Words on
Signs //»/. Se fait également remarquer un retour en force du
rappeur Rosko John (/« //Quiet Time //»/), déjà présent sur
/Londinium/.
Comme tout bon album d’Archive, /Controlling Crowds /est
quelque peu insaisissable. Scindé en trois chapitres, voguant sur
les courants du rock progressif, du hip-hop, du néo trip-hop et de
la pop psychédélique, le disque aspire immédiatement son auditeur
dans une spirale des plus mélodiques. En effet, Keeler et Griffiths
se sont toujours réclamés de l’influence de Pink Floyd, comme
le prouve déjà un /You Look All The Same to Me/ (2002) sous
l’influence du mythique groupe de Cambridge.
La preuve en est avec leur goût inépuisé pour les longs morceaux
envoûtants comme l’est/ « //Dangervisit //»/, et ce dès que
résonnent les sonorités hypnotiques du titre d’ouverture, /«
//Controlling Crowds //»/. Mais les rythmes urbains chers à Archive
sont également toujours présents (/«//Quiet Time //»/), épargnant
de l’inaccessibilité l’ensemble de ce disque complexe
et torturé.
Le thème ici est bien celui de ce « contrôle des foules », de notre
société devenue, selon les propres termes de Keeler et Griffiths, «
déconnectée avec elle-même, centrée sur elle-même et méprisante
pour l’environnement ». Le somptueux /« //Funeral// »/ clôt,
en toute grandiloquence assumée, ce récit sombre et lucide de nos
temps modernes, de nos amours impossibles et notre fatuité humaine.
Mais il est impossible d’être réellement triste à
l’écoute d’un Archive, tant le groupe impose le
meilleur équilibre musical à sa mélancolie.
Archive porte bien son nom. C’est en archivant toutes leurs
références (parfaitement digérées) que Keeler et Griffiths ont
inventé le son bien particulier propre à Archive, un son à la fois
cristallin et saturé, rock et trip-hop, se jouant des limites
expressives de l’orchestration. /Controlling Crowds/ le
prouve une fois encore. Et, une fois encore, le charme
agit.
"Controlling crowds"
Dans les bacs le 30 mars 2009
Ma note
: 


/5
Oui j'adhère au concept, au mélange des genres musicaux. Album qui doit s'écouter sur la durée pour apprécier et découvrir toute sa richesse. Demeure dans la lignée du dernier album des TV On The Radio "Dear Science", proposant une musique innovante, mélangée et intemporelle d'une rare efficacité et qui amène de la nouveauté dans la sphère musicale actuelle. Mélange entre Pink Floyd / Massive Attack,rappelle également Aaron...bref que de belles rférences A ECOUTER